questions


Question courante : Mais tes enfants ils sont contents de partir si longtemps ?

« Oui en fait oui. En tous cas cette année. Quand nous sommes partis la première fois le dernier qui avait alors 9 ans était hyper stressé. Nous avions 2 mois de voyage prévu. Et puis finalement meme s’ils étaient heureux de retrouver la maison ; ils sont revenus avec tellement de souvenirs que c’est cela qui a compté.

Mon astuce pour que les choses se passent bien : Nous avions toutes les semaines 2 nuits dans le même hôtel, donc pas de sac à refaire ou de voiture à charger. »


Je reviens aujourdhui sur la question du sommeil chez les enfants, une question m’ayant été posée dans ce sens.

Le sommeil du bébé est primordial pour lui et pour ses parents.
Pour lui car il continue à se développer, il apprend un rythme et de l’autonomie.
Pour ses parents car c’est une nécessité vitale !

Il est nécessaire d’apprendre très tôt à l’enfant à dormir seul et dans son lit, cette acquisition sera d’autant plus aisée qu’elle aura eu lieu dès le début de la vie du petit. Une fois que l’on s’est assuré que l’enfant n’avait pas de besoin particulier on peut le laisser. Il y a des pleurs d’endormissement qui peuvent durer un petit moment. Et des astuces pour aider l’enfant.
En revanche si le sommeil ne se met pas en place, cela vaut le coup de consulter pour aider son enfant avant de rentrer dans le cercle infernal de parents épuisés qui n’ont plus les moyens de réagir.
Plusieurs techniques peuvent être sollicitées une fois les causes médicales écartées : psychologie, ostéopathie, sophrologie, huiles essentielles…

Le sommeil de l’enfant est un lâcher- prise, une parenthèse pout lui qui est aux aguets parfois anxieux pour des raisons qui nous échappent à nous adultes. Et parfois en lien avec l’anxiété de la maman. D’où l’idée de la consultation bébé /maman ou bébé/parent.

Le problème s’il n’est pas résolu peut durer très longtemps. J’ai reçu en consultation un petit garçon de 5 ans qui venait voir sa mère toutes les nuits. En fait il semblerait qu’il venait voir si sa maman allait bien, dans un contexte familial particulier. Lui signifier que sa maman prenait soin d’elle par elle-même, et que ce n’était pas son rôle, a mis fin aux réveils nocturnes.
J’ai aussi vu des enfants beaucoup plus grands avoir besoin certains soirs de la présence d’un parent pour s’endormir. Si l’on souhaite changer la situation il faut modifier les rituels du coucher.

Enfin pour les tous petits comme pourrai les plus grands, la fermeté de l’adulte qui dit à son enfant qu’il ne veut pas se lever la nuit peut aussi faire la différence.

Dernière astuce, en avançant l’heure du coucher d’un quart d’heure ou d’une demi-heure on peut aussi considérablement faciliter les choses. Un enfant trop fatigué peut avoir encore plus de mal à s’endormir !
Bon sommeil à tous 😏.


Est-ce que les enfants ne se disputent pas trop pendant les grands trajets en voiture ? Comment gérer quand on passe autant de temps ensemble…

Ce road trip est notre second de ce genre et avec 3 ans d’écart il y a une grande différence. En mieux, car les enfants sont plus grands et moins fatigables. Peut-être aussi car il y a moins d’inconnus sur le déroulement des journées.
Les disputes sont liées à des tempéraments, à des modes de fonctionnements, et le reflet des besoins primaires mal identifiés ce qui crée stress et dispute avec le voisin.
Il y a des familles où la dispute est inhérente au fonctionnement entre les enfants. Et souvent le mode de communication familial. Le road trip et la promiscuité effective qu’il suscite vont accentuer cette façon d’être, mais je pense que cela interroge de façon plus générale le fonctionnement familial et les attentes des uns et des autres.
Idem pour le tempérament, un enfant qui s’exprime par le conflit habituellement a peu de chance de modifier les choses soudainement.

A moins que …
A moins que l’on donne du sens.
Il faut en tant que parent observer ce qui déclenche les conflits et les moments où ils se déclenchent. Une réponse sur le sujet du conflit ne suffit pas toujours à apaiser ce dernier, en revanche une réponse sur le sens aide davantage.
Au lieu de dire « laisse ta soeur tranquille » (sujet du conflit)
Dire « Je pense que tu embêtes ta soeur car tu as faim/ soif/envie d’arriver/sommeil …  » et compte tenu de cela proposer la bonne remédiation.
« Commence ton goûter/prends ton livre/repose toi »…

L’important étant d’intervenir suffisamment tôt avant que ce qui était une provocation ne devienne inextricable!
Il y a aussi des conflits de jalousie la situation de voyage intense peut entrainer la peur de la perte d’identité : ai-je bien toute ma place dans cette histoire ? Est-ce que ce que je suis, différent de mes frères ou soeurs est bien pris en compte ? Est-ce autant pris en compte que pour l’autre ?
Ce serait un piège de vouloir donner à chacun exactement la même chose. Il vaut mieux apprendre à ses enfants à avoir ou à faire ce qui leur correspond.
Un bon moyen est aussi de bien discuter tous ensemble sur ce que l’on va faire et quand pour que chacun soit partie prenante du projet et ne soit pas juste consommateur (et du coup plus facilement critique).
Enfin faut-il intervenir et tant que parents ?
En voyage oui dans hésiter pour que cela ne dégénère pas et parce que la situation en elle-même peut créer une tension inhabituelle.

Dans la vie quotidienne il est plus intéressant d’accompagner les enfants à prendre conscience de ce qui génère les conflits et de comment les résoudre. Il y a plus de temps pour cela et vos enfants devenus adultes sauront mieux se parler et gérer leurs potentiels désaccords.
Bon voyage 😉


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