Endormissement de l’enfant : explications et solutions pour aider son enfant

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un enfant endormi

Le sommeil de l’enfant est primordial pour lui comme pour ses parents. Pour l’enfant, car il lui permet de poursuivre sa croissance et son développement et lui enseigne un rythme et de l’autonomie. Pour ses parents car le sommeil est une nécessité vitale ! Mais il arrive souvent que des difficultés d’endormissement apparaissent, et ce à tout âge de l’enfant. Comment les parents peuvent-ils agir et aide l’enfant à s’endormir ? Explications et astuces.

 

La chambre du bébé comme lieu privilégié de sommeil

Il est nécessaire d’apprendre très tôt à l’enfant à dormir seul dans sa chambre et dans son lit. Cet apprentissage est un apprentissage d’autonomie. Vous verrez souvent les termes d’« autonomie » et de « construction » apparaitre dans ces articles de blogs : notre rôle de parents est d’amener notre enfant à l’autonomie, en lui enseignant les outils nécessaires à cette autonomie. Cette acquisition sera d’autant plus aisée qu’elle aura eu lieu dès le début de la vie du nourrisson. Une fois que ses parents seront assurés que leur enfant n’a pas de besoin particulier, ils peuvent l’installer dans sa chambre pour cette précieuse période de sommeil.

Il peut arriver que l’enfant pleure car il éprouve des difficultés d’endormissement. Ces pleurs peuvent parfois durer un petit moment. Ces pleurs qui surprennent les jeunes parents peuvent être des pleurs de fatigues, mal à l’aise car trop fatigué le tout petit pleure quelques instants avant de sombrer dans le sommeil. C’est important de reconnaître ces pleurs, car venir voir son enfant à ce moment-là viendra créer une stimulation, qui est à l’encontre de son besoin.

En revanche il est tout à fait inutile de laisser l’enfant s’énerver en pleurant trop fort et trop longtemps. Il commencera alors à être complètement crisper, à avoir trop chaud et à ne plus être en capacité de s’endormir sereinement. Dans un cas comme celui-ci, le noir de la chambre et la solitude ne sont plus efficaces, l’état physique de l’enfant ne lui permettant plus de s’endormir seul.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous en tant que parents :

– le traditionnel câlin, avec un moment de bercement,

– allumer la lumière pour créer une diversion, promener l’enfant dans le logement, lui montrer des jouets, avant de le recoucher en restant un moment près de lui,

– allumer le mobile qui tourne au-dessus de l’enfant stimulant son attention et lui permettant de sombrer dans le sommeil sans s’en rendre compte,

– lui redonner le doudou, la tétine, tout objet dont vous connaissez l’importance pour lui,

– l’installer dans un transat dans la pièce où vous êtes, il finira par s’endormir,

– parler à l’enfant de ce qu’il ressent,

– allumer une veilleuse,

– mettre de la musique,

– pencher légèrement son matelas,

– créer un rituel bien défini : bain, dîner, histoire, par exemple, qui invite au sommeil,

– avancer l’heure du coucher, pour s’ajuster au rythme de l’enfant.

 

Pensez toujours que les sollicitations peuvent être apaisantes comme excitantes pour un enfant. Jour après jour, faites-vous confiance pour réaliser quelles sont les particularités d’une journée où l’enfant s’est endormi simplement : activités, heures de repas, durée de la sieste, etc. Tous ces éléments qui favorisent le sommeil de vote bébé sont à identifier.

Enfin, pour les tous petits comme pour les plus grands, la fermeté de l’adulte qui dit à son enfant qu’il ne doit pas se lever la nuit peut aussi faire la différence et résoudre le problème.

 

D’autres parents choisissent le co-dodo avec leur tout petit. Il est vrai que lorsque la maman allaite, ce procédé lui facilite les nuits en prenant soin de son sommeil. Il serait absurde dans cet article de chercher à polémiquer sur le pour ou le contre du co-dodo. Chaque parent choisissant la solution qui lui est propre, il est simplement utile d’insister sur le sens pour l’enfant d’avoir un lieu identifié comme le lieu de repos. Nous parlons de sa construction sur le long terme dans cette situation. Mais il est vrai que la transition pour un tout petit qui s’est développé 9 mois dans la proximité maternelle peut sembler brutale, avec l’espace chambre du bébé éloigné de l’espace maternel. Les câlins et les objets transitionnels comme les doudous sont là pour faciliter la transition.

 

Des accompagnement pour aider votre enfant à s’endormir ou à ne plus se réveiller la nuit

Il faut savoir que si l’endormissement de votre enfant ne se résout pas, il peut être opportun de commencer par consulter un médecin pour écarter toute cause médicale. Dans un deuxième temps, vous pourrez consulter un spécialiste pour vous aider à apprendre à votre enfant à s’endormir. Sans cela, les parents prennent le risque de rentrer dans le cercle infernal de parents épuisés qui n’ont plus les moyens de réagir

Le fait de donner du sens au comportement de l’enfant peut suffire à régler la situation. Prenons l’exemple de ce petit garçon de 5 ans qui venait voir sa mère dans sa chambre toutes les nuits. L’entretien d’anamnèse a permis de comprendre qu’inconsciemment, cet enfant venait vérifier que  sa maman allait bien, dans un contexte familial douloureux, marqué notamment par la perte précoce d’une petite fille. Sa maman lui a simplement expliqué qu’elle prenait soin d’elle-même toute seule et que ce n’était pas le rôle du petit garçon de se soucier d’elle. Cette explication a suffi à mettre fin aux réveils nocturnes de l’enfant et l’amélioration du sommeil de cet enfant a été immédiate. Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à consulter un spécialiste si les difficultés persistent.

En effet, le sommeil de l’enfant est un lâcher- prise, une parenthèse pour lui qui est aux aguets et parfois anxieux pour des raisons qui peuvent échapper à ses parents. Ces causes sont parfois en lien avec l’anxiété de la maman. Ainsi, il est tout à fait possible de réaliser des consultations enfant /maman ou enfant/parents.

Une fois d’éventuelles causes médicales écartées, les parents peuvent faire appel à plusieurs catégories de thérapies pour aider leur enfant :

– la psychologie,

– l’ostéopathie,

– la sophrologie,

– l’utilisation d’huiles essentielles

– etc.

 

Avant toute chose, faites-vous confiance et ne laissez pas votre entourage vous dire ce qui serait bon pour votre enfant. Ecoutez les, puis avisez.

Bonnes nuits à tous 😏

 

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